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Jeux Olympiques 2012

Le 11 octobre 2013, 04:09 dans Humeurs 0

Londres, la grande ville ouvrira ses portes au monde quand les Jeux Olympiques d'té démarreront en Juillet 2012. On dit que le plus grand événement sportif du monde attirera plus de 10,000 athlètes venant de plus de 183 nations qualifiées et on attend à ce que le nombre dépasse les 200 avant la cérémonie d'ouverture. Si vous avez déjà visité Londres avant, soyez prêt pour faire l'expérience d'une nouvelle facette de la ville qui est l'unique ville dans l'histoire des Jeux Olympiques pour accueillir l'événement pour la troisième fois. Accueillir les Jeux Olympiques signifie que la plupart des lieux sportifs et d'amusements de la ville sont prêts pour satisfaire l'afflux de visiteurs venant du monde entier. On raconte que la bouée de sauvetage de Londres se trouve dans les pubs où les gens locaux et les visiteurs trouvent la bonne bière et une meilleure conversation. Présenté sous un jour romantique pour être le centre de la scène sociale en Angleterre, les pubs et les bars aux environs des lieux Olympiques, permettent les fans et les visiteurs de se rassembler et de lever leurs verres à leurs équipes et à leurs athlètes préférés.

 

Ruth Mackenzie, directrice du Festival Olympique des Arts de Londres 2012 et des Olympiades Culturelles, a déclaré que le festival de cette année allait très probablement être, pour bien des gens, la manifestation culturelle et la prestation qui resteraient dans les mémoires. L'affiche du festival a été récemment dévoilée pour cet événement qui coïncide avec les Jeux Olympiques d'été de Londres 2012. Les Olympiades Culturelles, d'une durée de 17 jours (comme les Jeux d'été), comprendront 12 000 représentations à travers tout le RoyaumeUni robe de bal courte.

 

Cette annéeci, coïncidant avec les Jeux Olympiques de Londres 2012, le Festival Mondial de Shakespeare fait son chemin jusqu'à la capitale et sera un événement continuel entre Avril et Novembre 2012. Le Festival Mondial de Shakespeare est une célébration de la vie et de l'oeuvre du Barde organisé par The Royal Shakespeare Company et fait partie du festival de Londres 2012  un spectacle somptueux qui présente le pays et la capitale au monde comme les nations se rassemblent pour le plus grand événement sportif, les Jeux Olympiques. Si vous êtes un amateur de sport ou un amateur de théâtre, Londres est le lieu où votre pèlerinage prendra fin.

 

Jeux Olympiques de Londres 2012 Les Jeux du XXX Olympiade, les Jeux d'té 2012 arrivent à Londres, le Big Smoke (le Grand Smog), l'étoile brillante de l'Empire Britannique. Les jeux de cette année promettent beaucoup et la ville attend des millions de visiteurs aux jeux aussi bien qu'aux événements qui sont reliés aux jeux. Plusieurs groupes et artistes internationaux sont prêts pour planter le décor par des interprétations électriques Madonna, Lady Gaga, Snow Patrol, Tom Jones, Duran Duran, Bruce Springsteen et Blur. On attend aussi Stevie Wonder, JayZ et Take That pour se produire sur scène. Les événements musicaux, spectacles et culturels au Victoria Park, Hyde Park et Trafalgar Square sont prêts à se coïncider avec les Jeux Olympiques et les Paralympiques. Si vous n'avez pas réussi à obtenir les billets pour vos événements préférés, il est toujours possible que la chance vous sourie.

 

La torche olympique remonte à l'Antiquité, quand une flamme éternelle brûlait sur l'autel du sanctuaire dédié à Hestia, divinité grecque de l'architecture, du foyer, de la famille et de la terre. Le parcours de la flamme olympique tel que nous le connaissons aujourd'hui a été réintroduit durant les Jeux des IXe Olympiades tenues en 1928 à Amsterdam. La torche olympique de 2012 est portée par Ben Ainslie, l'ancien triple vainqueur de la médaille d'or olympique. Situé à l'extrémité de la Cornouailles, Land's End a été le point de départ du trajet de 12 870 kms de la flamme à travers l'Angleterre, jusqu'aux Jeux Olympiques de Londres.

Colère des intermittents de D8

Le 10 octobre 2013, 04:44 dans Humeurs 0

 

Qu qui vous a amené à intervenir de manière impromptue sur le plateau de l Touche pas à mon poste pour laquelle vous travaillez?

 

Sophie Tissier Je travaille sur l depuis octobre, et ça se passe plutôt bien avec l et la société de production. Mais si je suis intervenue de cette manière pour dénoncer des baisses de salaires, c que la direction de D8, notre employeur, nous a traité avec beaucoup de mépris. Ce mépris m amené à pousser ce coup de gueule, car je n pas vu d issues. J subi une baisse de salaire à partir de mai de 22 %. Je l appris seulement quinze jours avant de façon informelle. Quand j demandé à mon directeur technique de pouvoir négocier avec la DRH, il m ri au nez et m dit : on ne négocie pas. C à prendre ou à laisser Je n pas supporté qu considère si mal mon poste, et qu m une baisse de salaire sans aucune négociation. Cette baisse intervient en fait dans le cadre d changement de convention collective. Suite au rachat de D8 par le groupe Canal +, les salariés de la chaîne sont en effet passés de la convention collective production audiovisuelle à la convention de la télédiffusion, moins protectrice. Eux prennent ce prétexte pour nous baisser nos salaires. Alors que, légalement, ils ne peuvent pas nous les baisser comme cela, pour un même poste. Ils n pas le droit de le faire. Mais ils nous ont mis devant le fait accompli.

 

Quand j vu que JeanLuc Mélenchon était invité dans l connaissant sa grande gueule sur ces sujets, je me suis dit que c le bon moment. Je ne suis pas membre du parti de gauche de monsieur Mélenchon mais j qu soutienne mon propos et la cause des intermittents. Et il l fait ! Il a dénoncé avec force notre précarité et nos conditions difficiles de travail. En fait, sur le moment, c quand il a dit que monde des médias est une machine à broyer que je me suis décidée à intervenir sur le plateau, car son discours m touché. En sortant du plateau, il ne m pas parlé spécialement. J sous le coup de l je n pas cherché non plus à le voir robes de bal courtes.

 

Après l que vous ont dit Cyril Hanouna et vos collègues ?

 

J ravie de la réaction de Cyril Hanouna. Je savais qu ne pouvait pas prendre parti pour moi. Il a pris plutôt le truc en rigolant, c une réaction qui lui ressemble. J surtout ravie qu accepte de me faire parler. Après l il m conforté dans ma démarche : as eu du cran de faire ça La plupart des chroniqueurs m dit la même chose. Enora Malagré m pris dans ses bras. bien ce que tu as fait Les techniciens sont venus me voir en disant que j Je leur ai répondu que j surtout une femme courageuse comme beaucoup de femmes dans mon cas, qui sont intermittentes et qui élèvent seule un enfant. Après, pour le replay et les rediffusions, la chaîne a censuré mon intervention. C une réaction attendue, et en même temps, c quand même de la censure qui vous a amené à travailler à D8 ? Et que pensezvous de vos conditions de travail ?

 

J 34 ans. Je travaille à D8 depuis plus deux ans et demi.  l j fait une fac d et de cinéma à Paris IIISorbonne Nouvelle. J commencé par des stages, notamment à France 5, puis j été embauchée comme assistante réalisation sous le régime de l Trois ans plus tard, j commencé à faire du prompteur un peu par hasard : je suis passée sur le plateau du Journal de la santé sur France 5, ils cherchaient un opérateur prompteur, et il m proposé de me former. Comme j besoin de piger, j accepté. Et puis, on m proposé de bosser sur d émissions via Euromédia. C mon gagne pain. Parallèlement, je suis comédienne, ce qui peut expliquer que je n pas eu peur de me retrouver face aux caméras. S du prompteur, c un poste qui n pas du tout reconnu. On n pas dans la convention production audiovisuelle, on est qualifié d synthé ce qui n rien à voir. Or c un poste clé, qui exige un grand relationnel avec les animateurs. Nous sommes garants de l du présentateur à l Si on les plante, ils se retrouvent le nez dans leur fiche, et sont mal à l Ce poste nécessite des compétences rédactionnelles, de réactivité, car il y a toujours des changements de dernière minute. C un poste de grande pression. Généralement, le matin, je travaille sur Le Grand Huit avec Laurence Ferrari, je commence à 9 heures, puis le direct se termine à 12h15. Je reprends ensuite avec Touche pas à mon poste à partir de 15h30 jusqu 20h30. Depuis la rentrée, on sentait une tension au sein de la chaîne. Et à partir de janvier, ils ont décidé d les baisses de salaires en fonction des postes  les cadreurs, les chefs électro, les pupitreurs et sans le dire officiellement. Moi, je l appris miavril au cours d conversation avec un chargé de planning ! Tout le monde n pas été touché en même temps. Ils ne l pas fait simultanément, je suppose pour éviter un mouvement collectif. Certains salariés ont refusé de travailler, d n pas eu le choix et ont continué CGT de Canal dénonce l abusif d et leur malléabilité qui les fragilise. Des personnes qui travaillent depuis des années sont virées du jour au lendemain par textos ! a se passe régulièrement. Il n aucun respect humain. On nous prend, on nous jette. a les arrange. Canal a d déjà été condamné plusieurs fois. Tout le monde subit des pressions. Tous ont peur de se faire virer. Le climat n pas serein. Nombreux sont ceux qui ont subi des baisses de salaires. Je suis un exemple parmi d Je ne peux pas dire que je suis un symbole, mais j que j parlé au nom d grand nombre d Beaucoup de copains intermittents me soutiennent. Je les remercie tous. J reçu tout un tas de messages d sur Facebook.

 

Vous terminez votre intervention en disant : très fort ma petite fille Mathilde Vous avez pris un gros risque en intervenant suis une mère célibataire. C donc encore plus dur comme intermittente. Je dois gérer des horaires élastiques, je suis parfois contactée par les prods la veille pour le lendemain. Heureusement, je suis très entourée par mes amis et ma famille. Cela fait quatre ans que je ne suis pas partie en vacances. Financièrement, c très tendu pour moi et ma fille. On ne m jamais fait de reproches sur mon travail, mais souvent, quand s une collaboration, on ne me dit rien sur les raisons. En apparence, semble sympa, mais en réalité, nous devons subir de nombreux inconvénients, on peut être viré du jour au lendemain. Si je suis malade, je dois aller bosser, si ma fille est malade, c pareil. Si je plante une émission, on ne me fait pas de cadeau. Là j pris un gros risque oui, car j ai ras le bol, j ai marre de subir, j qu reconnaisse nos droits, et surtout, qu nous traite humainement. Pour l je n pas eu de contacts avec la chaîne, ils m juste dit qu se voyait la semaine prochaine. Je suis bookée sur l lundi et mardi. Pour l ils ne m pas annulé. Quand je vois que le groupe Canal a fait 700 millions d de bénéfices l dernière, et quand je lis dans la presse que le PDG du groupe a augmenté de 20 % son salaire, ça me sidère. Nous, techniciens de base qui fabriquons les émissions, on se partage les miettes. J envie de dire aux gens, arrêtez de subir. Qu se réveillent ! Partout dans la société, on subit cette pression, il n a pas que les intermittents qui souffrent. Alors, quand j senti l d à l j foncé. D gens n pas cette chance de pouvoir accéder aussi facilement à un média.

 

Quel moment exceptionnel tu nous a fait vivre, Sophie! Les auxiliaires de vie scolaire qui ont pour mission l des élèves handicapés subissent aussi la précarité, le mépris, et se battent aussi pour la création d métier, toujours inexistant, comme le tien. Qu qui tournerait dans la société sans le travail de ceux qu ne voit jamais à la télé, pendant que des PDG comme le tien empochent 200 fois le SMIC ??? Mais nous sommes invisibles. Alors quand tout à coup tu as surgi sur le plateau, ta parole était aussi la nôtre. Nous qui depuis des années luttons pour un vrai métier, un statut, nous nous sommes identifiés, nous nous sommes sentis représentés. Quelle fierté!

 

LE CENTRE NATIONAL DU COSTUME DE SCENE A MOULINS

Le 9 octobre 2013, 05:04 dans Humeurs 0

Entre Christian Lacroix et JeanPaul Gaultier, pas de jaloux. Tout juste l'un voitil s'achever la rétrospective de ses créations pour le ballet, le théâtre et l'opéra, que l'autre débute la sienne avec la reprise du 'Défilé' Chopinot / Gaultier à partir du 1er décembre 2007. Sa première bougie à peine soufflée et près de cinq expositions incontournables, il semble que le Centre national du costume de scène de Moulins se soit pris au jeu par passion.

 

Garde à vous ! Derrière la façade austère, ne seraiton pas en train de préparer une farce militaire d'un nouveau genre ? Sans relâche, les affaires du spectacle sont trompeuses, on reconnaît bien là les ficelles de la comédie. Aussi loin de feindre la tragique demeure sépulcrale, le Centre national du costume de scène offre une retraite bien méritée aux équipages, accessoires et décors provenant de l'Opéra de Paris, de la ComédieFrançaise ou de la Bibliothèque nationale de France. Foyer vivant d'une culture nécessitant plus que jamais d'être préservée, en maîtresse de maison exemplaire et à notre grand plaisir, Delphine Pinasa, directrice déléguée du lieu, nous a fait faire le tour du propriétaire et d'un projet qui a rencontré des bas et des hauts. Mais dans le fond, que serait un beau final sans intrigue.

 

(c) Service Com/Moulins Communauté Fallaitil qu'il tombe en ruines pour le regarder avec des yeux d'amoureux ? Aux bords de l'Allier, ce bâtiment qui s'élève aujourd'hui fièrement sur la place d'armes a été construit à partir de 1767 en vue d'accueillir des régiments de cavalerie. Au coeur du quartier Villars, un site de quatre hectares, les travaux ont duré jusqu'au milieu du XIXe siècle, inscrivant dans la pâleur de la pierre le souvenir de braves soldats montant leurs destriers vers l'inconnu. Les allerretours du rezdechaussée aux étages, en l'occurrence des écuries aux chambrées, se sont ainsi répétés jusqu'à la Première Guerre mondiale, période qui marqua la reconversion de la caserne militaire en gendarmerie. Ne sachant quoi en faire à l'aube des années 80, ses derniers propriétaires léguèrent l'édifice principal assorti de ses ailes à la ville de Moulins qui, n'ayant pas plus d'ambitions, décida de détruire l'ensemble robe de mariée courte.

 

Sauvé in extremis par un classement aux monuments historiques en 1984, le bâtiment est abandonné et se dégrade, témoin de projets avortés. Jusqu'à ce qu'un comité interministériel d'aménagement au territoire mette tout le monde d'accord ; les quelque 6.000 m2 du site seront parfaits pour abriter un centre de réserve des bâtiments nationaux, en particulier pour désengorger les institutions parisiennes. Mais lesquelles ? Drôle de surprise, Delphine Pinasa, alors attachée à la conservation des costumes à l'Opéra de Paris, et Martine Kahane, actuelle directrice du Centre, apprirent la délocalisation des réserves ainsi que celles de la ComédieFrançaise et de la BnF au loin, direction Moulins, en 1995. "Notre première réaction a d'abord été celle de dire : c'est où Moulins, et pourquoi làbas ?". En un rien de temps, la réfection débutait, orchestrée par JeanMichel Wilmotte à qui revint la lourde mais prestigieuse tâche de donner une nouvelle vie aux bâtiments fantômes, chose faite et superbement faite en mai 2006, dix ans de convalescence pour un financement non négligeable de 22,5 millions d'euros. La majesté n'a pas de prix.

 

(c) JeanPierre Delagarde Entre Nevers et Vichy, Moulins, objet de toutes les convoitises, qui l'eût cru. L'ancienne caserne a même été évoquée en succursale du centre Pompidou. "Seulement, les espaces n'étaient pas suffisamment larges et hauts pour stocker des oeuvres d'art contemporain pouvant atteindre de grandes dimensions." Il est parfois plus facile pour une carcasse d'affronter la mort que d'endurer d'éternels imbroglios administratifs. Le CNCS n'a pas échappé à la règle, Delphine Pinasa de commenter : "on ne sait pas précisément à qui l'on doit l'idée de cette délocalisation. En tous cas, après la grande exposition de costumes de 95, le projet répondait à un besoin commun de l'Opéra de Paris, de la ComédieFrançaise et de la BnF de mettre en avant leur patrimoine." Sans situation officielle, pas de fonds. Somme toute, le chemin de croix statutaire s'est prolongé jusqu'à la fin de la rénovation, et même audelà.

 

Modifiant successivement son statut, le CNCS semble enfin sorti du marasme de formes pour laisser place au véritable sujet de sa mission : les costumes. Avec Christian Lacroix dans le rôle du président, quatre missions sont à l'ordre du jour. Tout d'abord la conservation des quelque 7.000 costumes et décors issus des collections citées plus haut, nécessitent un traitement de faveur que permettent l'importance du site et les soins prodigués par des mains expertes. Comme les éléments présents à l'inventaire restent la propriété des institutions qui les ont confiés, leur valorisation fait l'objet d'expositions temporaires soigneusement planifiées par l'équipe de conservatrices. Une médiathèque spécialisée en construction et la concentration de spécialistes feront sans aucun doute de Moulins un centre de référence en matière de recherche et de documentation. Enfin, la formation reste un objectif privilégié du CNCS, à même de guider les futurs professionnels du secteur, qu'ils s'envisagent à la conservation technique des costumes ou à l'expertise théorique. Autant dire que l'action est au programme.

 

(c) Service Com/Moulins Communauté "Nous nous sommes aperçus que contrairement à l'art contemporain, le costume est très facile d'accès auprès du grand public", confie Delphine Pinasa. Or "on ne l'enfile pas sur mannequin comme on accroche un tableau". Le support doit s'adapter aux dimensions du vêtement, surtout il doit le maintenir sans rigidité et sans l'endommager. L'enjeu est de taille considérant que les éléments textiles ne peuvent être exposés en permanence, généralement pas plus de quatre mois d'affilée. Pour ces raisons de conservation, la politique du CNCS se base nécessairement sur des durées d'expositions temporaires visant à la protection effective du patrimoine. Classés par productions au sein de compactus plongés dans un froid polaire à l'abri de la lumière et des moisissures, le feu n'aura plus jamais raison des magasins de l'Opéra de Paris comme ce fut le cas en 1890. Dans les bâtiments de réserves, enveloppée dans des couches de papier de soie, la distribution est réunie au grand complet : de la pimpante princesse au jeune freluquet, digne comtesse et valet comploteur, non moins que la mère frappée par le destin et son traître de fils.

 

La majorité des costumes datent du XXe siècle, certains du XIXe siècle, d'autres pièces plus rares et fragiles du XVIIIe siècle. Parmi trois fonds : un muséal, un de réutilisation potentielle et un fonds indéterminé, tous correspondent à des productions dites déclassées, à savoir atterries au CNCS avec un statut patrimonial. Des 80.000 costumes sortis de l'Opéra de Paris, on n'en a retenu que 5.000, et pas les moindres : un vertige de souvenirs des ballets russes, de Noureev, créations d'Yves Saint Laurent, de Lacroix ou de Gaultier. Quant aux fonds de la BnF, ils comprennent autant de documents tels que des manuscrits, des affiches et des photographies, que de costumes originaux à l'instar de ceux signés Philippe Guillotel pour les Jeux olympiques d'Albertville. Forte de près de 700 costumes, la collection transmise par la ComédieFrançaise compte des chefsd'oeuvre de créativité, en témoignent les différentes tenues réalisées par Thierry Mugler pour Macbeth. De l'émotion à l'état pur, Delphine Pinasa avoue que "les costumes permettent d'effectuer un transfert, c'est comme si l'on tenait l'artiste dans ses bras. Cela fait quelque chose de manipuler les costumes de la Callas. Après il y a plein de costumes qui arrivent défraîchis, on sent qu'ils ont vraiment eu une vie sur scène." Sarah Bernhardt, Noureev, Callas, les stars n'ont pas l'apanage de provoquer cet effet quasi magique : "les costumes des années 50 sont très touchants car ils traduisent une certaine vision du XVIIIe siècle. On imagine bien les artistes avec leurs perruques mais le maquillage typique des années 50, avec les paniers un peu de travers. Tous ces éléments renferment une impression de leur temps".

 

Languir dix ans, languir vingt ans, si la fin justifie les moyens. Fidèle au poste sept jours sur sept, le CNCS  "SOS falbalas"  ne baisse jamais le rideau. Aucun doute que la représentation soit à la hauteur d'un projet ambitieux à souhait : un succès.

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